Sivens : tension programmée vendredi à Albi

De nombreux CRS et gendarmes mobiles auraient pris position dès jeudi à Albi. Des troubles à l’ordre public sont à craindre dans la ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. « Strasbourg 6 février 2013 manifestation sidérurgistes ArcelorMittal 37 » par Claude TRUONG-NGOCTravail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Le conseil général du Tarn doit décidé vendredi de poursuivre ou non le projet de barrage de Sivens. Une manifestation est prévue à Albi. Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a demandé au prefet du Tarn de l’interdire. Des témoins font état jeudi d’une forte mobilisation de CRS sur place.

La situation est très tendue jeudi sur le site du barrage de Sivens dans le Tarn où opposants et soutiens à la construction du barrage se font face. Elle risque de se tendre encore plus vendredi à Albi où les membres du conseil général réunis en assemblée doivent décider de la suite à donner au barrage contesté de Sivens. Tout la région est en ébullition et le risque de débordements violents est réel. Pour faire face à cette éventualité, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a indiqué jeudi devant la représentation nationale, avoir demandé au préfet du Tarn d’interdire toute manifestation de zadistes vendredi à Albi. Certains témoins font été dès jeudi, d’un important déploiement de forces de l’ordre dans la ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

A quelques kilomètres d’Albi en direction de Toulouse, non loin de Gaillac, à Sivens, la situation reste confuse jeudi après midi. Plusieurs journaux évoquent la possibilité d’un démantèlement du camp des zadistes dans un proche avenir. Sur place, des membres de la FNSEA favorable au projet de barrage poursuivent leur encerclement. Ils font face aux zadistes qui ne veulent pas céder un pouce de terrain. Un face à face qui a poussé le président de la FNSEA mais aussi le ministre de l’intérieur à appeler au calme ce jeudi.

Sur les réseaux sociaux, la tension est encore montée d’un cran ce jeudi entre pro et anti barrage. Des journalistes font état d’accrochages et de l’arrivée de nouveaux renforts de police. Du côté des zadistes une alerte expulsion a été relayée sur Twitter et facebook.

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