Centrafrique. de l'aide internationale ou le chaos

L’Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, a averti vendredi que le gouvernement de transition avait moins d’un an pour préparer les élections et améliorer la situation des droits de l’homme et que ces avancées ne pourraient intervenir sans un soutien fort et durable. « Sans une assistance réelle, il sera impossible de faire fonctionner l’Etat et d’améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays », a-t-elle déclaré lors de la présentation, à Genève, de son premier rapport devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies depuis sa nomination en janvier 2014.

« Pour éviter le chaos en République centrafricaine et dans la sous-région, on ne peut plus se contenter de solutions purement cosmétiques ni se contenter de compter les morts et les victimes », a affirmé l’Experte indépendante.

Elle s’est félicitée de la prise de conscience, par les autorités de la transition, de la nécessité de protéger les droits de l’homme et de prévenir leurs violations, et de la reconnaissance de la fragilité de l’Etat et de son administration. Elle a expliqué que cette prise de conscience constituait une opportunité réelle d’établir un dialogue et une assistance technique.

Cette opportunité ne pourra toutefois se concrétiser que si la communauté internationale tient ses promesses et met à disposition les effectifs de fonctionnaires internationaux civils et militaires nécessaires, conformément à la résolution du Conseil de sécurité, a précisé Mme Keita-Bocoum.

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