Afghanistan : 3 femmes dans le gouvernement d’unité nationale

La formation d’un gouvernement d’unité nationale en Afghanistan, qui s’inscrit dans un mouvement plus large de rapprochement entre les différentes factions politiques du pays, est une étape importante du développement de la nation afghane, a déclaré lundi le Représentant des Nations Unies dans le pays.
Dans un communiqué saluant la nomination de ministres et hauts fonctionnaires dans le cadre de la mise en oeuvre de l’accord pour un gouvernement d’unité nationale, le chef de la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), Nicholas Haysom, a affirmé que cet évènement était emblématique de l’élan politique que connait actuellement le pays.
Plus de trois mois après l’investiture du Président afghan Ashraf Ghani, alors qu’une impasse politique menaçait de miner la relance économique et de nourrir l’insurrection islamiste dans le pays, M. Ghani a annoncé la nomination de 25 ministres, dont trois femmes, appelés à former un nouveau cabinet, après plusieurs semaines de négociations avec son ancien rival de l’élection présidentielle de 2014, le chef de l’exécutif Abdullah Abdullah.
« L’esprit de collaboration respectueuse démontré par le Président Mohammad Ashraf Ghani et le chef de l’exécutif Abdullah Abdullah, et par leurs équipes respectives en acceptant ces nominations est une manifestation de bonne volonté de leur partenariat et de leur coopération », s’est félicité M. Haysom.
« Compte tenu des nombreuses questions pressantes en Afghanistan, il est à espérer que ce processus puisse être mené à bien de manière harmonieuse et en temps opportun », a-t-il ajouté.
Le gouvernement d’union n’a pas encore été approuvé par la Wolesi Jirga, la chambre basse du parlement afghan, comme l’exige la constitution du pays.
Néanmoins, M. Haysom, tout en renouvelant l’engagement de l’ONU en tant que « partenaire fiable » du pays, a déclaré que la MANUA était « impatiente de de travailler avec tous les nouveaux ministres et fonctionnaires à l’appui des travaux du gouvernement ».
Cette annonce intervient en pleine recrudescence de la violence à travers le pays. L’année écoulée était ainsi la plus meurtrière pour les civils afghans depuis 2009, selon la MANUA, en grande partie dû à l’augmentation des opérations terrestres et à l’utilisation accrue d’engins explosifs improvisés.

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