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Crues Inondations. Paris et 25 départements en alerte orange

De fortes précipitations ces derniers jours ont causé la montée des cours d’eau, entraînant un risque de crues dans de nombreux départements français.

Ce mardi soir, 26 d’entre-eux ont été placés en vigilance orange par Météo France. À paris, une cellule de crise a été réunie par la mairie et les habitants sont invités à éviter les quais de Seine. Les niveaux de la Seine et du Rhin ont continué de monter mardi, contraignant les autorités à prendre des mesures de précaution à Paris et Strasbourg, tandis que 26 départements étaient en vigilance orange pour risque de crues. La crue de la Seine dans la capitale pourrait atteindre ou légèrement dépasser d’ici la fin de la semaine le pic de 6,10 m de 2016, en fonction des précipitations, selon divers services de l’État.


Mardi midi, le niveau a été mesuré à 4,90 m au pont d’Austerlitz, selon la mairie. La ligne C du RER sera fermée mercredi dans la capitale au moins jusqu’à vendredi. Lire aussi : Paris les pieds dans l’eau, en seize images impressionnantes Compte tenu des prévisions de crue de la Seine, Paris et plusieurs départements d’Ile-de-France ont été placés en vigilance orange mardi après-midi. « À Paris, on n’attend pas des conséquences significatives, hors les berges, les conséquences devraient être les mêmes qu’en 2016 », a toutefois commenté Jérôme Goellner, patron des services de l’État en charge de l’Environnement dans la région (DRIEE). Les précipitations en cause « C’est surtout en amont » et aval que les conséquences peuvent être plus dommageables, similaires à celles de 2016, selon Jean-Marc Dolmière, adjoint au directeur de l’organisme de suivi des cours d’eau Vigicrues. À l’origine de cette situation, les précipitations tombées sur l’amont du bassin parisien, l’Yonne, la Marne… « Ces régions ont pris beaucoup d’eau ces sept derniers jours, sachant que les sols étaient déjà saturés », dit M. Dolmière. « L’eau monte en amont sur la Marne, puis elle commence à descendre, et rejoint la Seine ».


Des « débordements importants » étaient d’ailleurs observés mardi sur le bassin de la Seine notamment en amont de la Marne, et sur l’Yonne, selon Vigicrues, qui scrute 22 000 km de cours d’eau – opération complexe réalisée grâce à des « échelles relatives », dont la plus célèbre installée au pont d’Austerlitz. « La situation est sérieuse mais il n’y a pas lieu de s’angoisser aujourd’hui outre mesure », a commenté la secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson, tandis que son collègue Sébastien Lecornu appelait à la « prudence ». Une cellule de crise réunie à la mairie de Paris Tout comme la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a réuni mardi la « cellule de crise » de la Ville, avec les opérateurs concernés (Enedis, GRDF, Eau de Paris, RATP, SNCF, etc.). « Nous restons extrêmement vigilants », a-t-elle déclaré, appelant notamment à éviter les bords de Seine et certains parcs. Le Louvre, qui comme Orsay en 2016 avait dû mettre ses réserves à l’abri, s’est dit « très vigilant » : « Nous déclenchons notre plan de prévention des risques de crue lorsque la Seine atteint 5,08 m ».


Au total, 26 départements étaient en vigilance orange pour risque de crues mardi en fin de journée, principalement sur un axe allant de la Normandie à l’Alsace, mais autour du Rhône et de la Garonne. Une crue « modérée » est en cours sur le Rhône en aval de Lyon. Dans le nord-est, « les niveaux demeurent élevés sur de nombreux cours d’eau, en particulier sur la Meuse et le Rhin » et l’Ognon connaît également une crue « significative ». L’usine PSA Sochaux à l’arrêt Dans l’Est, la navigation sur le Rhin était arrêtée mardi, a indiqué la préfecture. Le pic de crue était attendu à Strasbourg vers 16 h, selon le département. La crue, provoquée par les pluies et la fonte des neiges, a contraint mardi les autorités à remplir un polder de 600 ha au sud de Strasbourg, pour retenir les eaux. À 11 h, le débit du fleuve était à 3.684 m3/s et sa hauteur à 4,82 m à la station de Kehl-Kronenhof, face à Strasbourg. Un débit proche de celui de la crue de juin 2013 (3 770 m3/s), mais loin de l’épisode de mai 1999 (4 750 m3/s). À Sochaux, l’usine PSA devait rester à l’arrêt mardi après-midi pour cause d’inondation d’un fournisseur de pots d’échappement, a-t-on appris de source syndicale. En vigilance rouge lundi après les débordements des rivières Loue et Doubs, Montbéliard a atteint son pic de crue. Ce devait être aussi le cas à Besançon dans la soirée, avec risques d’inondation des quais et de parkings.

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