Bébés malformés. Agnès Buzyn assure qu’il « n’y a pas d’épidémie »

La découverte de nouveaux ca
La découverte de nouveaux cas de malformations dans le département des Bouches du Rhône soulève des interrogations. Photo Archives

La ministre de la Santé Agnès Buzyn s’est exprimée mardi 22 janvier au sujet des cas de bébés malformés, assurant qu’il n’y avait pas « d’épidémie ». Une nouvelle enquête a été ouverte pour « trouver les causes » de ce phénomène inquiétant, a-t-elle précisé



 Agnès Buzyn a affirmé ce mardi 22 janvier qu’il « n’y a pas d’épidémie » de naissance de bébés aux bras malformés. La ministre de la Santé a souligné que l’enquête en cours avait pour but de « trouver les causes » de ces malformations. « Nous cherchons à trouver des causes à ces malformations et nous allons investiguer tous les cas dans toutes les régions de France, mais il n’y a pas une épidémie ou une augmentation du nombre de cas », a dit Agnès Buzyn en marge de ses vœux à la presse.

La ministre a été interrogée au lendemain de la révélation de trois naissances en 2016 dans la même partie des Bouches-du-Rhône. « Évidemment, ces cas vont être investigués comme tous les cas », a-t-elle commenté.

Des cas groupés dans trois régions

Plusieurs cas groupés de naissances de bébés touchés par ce type de malformations ont été identifiés ces dernières années. Dans l’Ain, cela concerne sept naissances entre 2009 et 2014, trois pour la Loire-Atlantique entre 2007 et 2008 et quatre dans le Morbihan entre 2011 et 2013. Appelée « agénésie transverse des membres supérieurs », l’absence de formation d’une main, d’un avant-bras ou d’un bras au cours du développement de l’embryon représente moins de 150 cas par an en France. Les causes peuvent être génétiques, mécaniques (un problème vasculaire empêche le développement du membre) ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement voire médicaments).

En octobre, l’agence sanitaire Santé publique France avait indiqué que les enquêtes n’avaient pas permis de trouver d’explication pour les cas groupés suspects. Mais les inquiétudes dans les régions concernées avaient poussé les ministères de la Santé et de la Transition écologique à lancer une nouvelle enquête nationale, menée par Santé publique France et l’agence de sécurité sanitaire Anses.

Agnès Buzyn a demandé un nouveau rapport

« Nous leur avons demandé d’aller enquêter sur tous les cas qui remontent du terrain », a rappelé Agnès Buzyn, qui dit avoir « demandé également aux professionnels à ce que tous les cas remontent des hôpitaux via les agences régionales de santé (ARS) ». Un rapport d’étape doit être publié dans les prochaines semaines. Selon la ministre, il portera sur « la méthode d’investigation », dont les questions à poser aux familles concernées. « Le deuxième rapport, sur l’enquête à proprement parler, nous sera remis au mois de juin. Nous faisons tout pour qu’il apporte des réponses », a assuré Mme Buzyn. « Peut-être qu’il n’y a pas une cause unique et qu’il y a des causes multiples, alimentaire, environnementale ou médicamenteuse », a-t-elle poursuivi. « Il faut revenir au passé de ces femmes lorsqu’elles ont été enceintes : qu’est-ce qu’elles ont absorbé, à quelles substances elles ont été confrontées, qu’est-ce qu’elles ont bu, qu’est-ce qu’elles ont mangé », a-t-elle expliqué, en jugeant que les enquêteurs allaient se livrer à « un travail de fourmi ».



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